En 2006, le professeur Jeffrey Gordon et son équipe à l’Université de Washington à St. Louis ont rapportés dans le magazine Nature (Vol.444, pp 1022-1023, 1027-1031) que les populations microbiennes de l’intestin sont différentes entre les personnes obèses et minces, et que lorsque les personnes obèses perdent du poids, leur microflore revient à celle observée chez une personne mince, suggérant ainsi que l’obésité peut avoir une composante microbienne.
Le Dr Gordon et son équipe ont récemment repoussé les limites scientifiques encore plus loin dans ce domaine. Dans une étude récente, les scientifiques de St Louis ont rapporté que probiotiques dans un yaourt n’ont pas colonisé la flore intestinale chez des jumeaux identiques. Une autre étude chez la souris a montré que l’ingestion de bactéries probiotiques produit un changement dans de nombreuses voies métaboliques, en particulier celles liées aux métabolismes des glucides (science translational Medicine, Vo.3, 106ra106).